Corruption en Afrique du Sud : l'ex-président Jacob Zuma cesse de coopérer à l'enquête

franceinfo avec AFP
Se disant victime de parti pris, l'ancien président sud-africain a décidé de ne plus être interrogé sur la corruption pendant son mandat de 2009 à 2018.

Trois petits tours et puis s'en va. A peine la commission d'enquête sur la corruption pendant les neuf années de son mandat (2009-2018) avait-elle commencé le 15 juillet 2019, que Jacob Zuma, 77 ans, entendu comme principal témoin, a choisi de ne plus y participer 48h plus tard.

Dès le premier jour des auditions, l'ancien chef de l'Etat, qui déposait de son plein gré, a affirmé que la commission avait été mise en place pour creuser sa "tombe" et n'a cessé de crier à la "conspiration". Englué dans les scandales, M. Zuma, poussé à la démission en février 2018, a été remplacé par le nouveau patron de l'ANC, Cyril Ramaphosa, qui a promis, depuis, de tourner la page calamiteuse de la corruption qui gangrène le pays.


L'emprise de la famille Gupta

Un rapport officiel très compromettant détaille comment une fratrie d'hommes d'affaires d'origine indienne, les Gupta, a pillé les ressources publiques, avec la complicité de Jacob Zuma, et participait à la gestion des affaires de l'Etat, notamment la nomination de ministres.

Ainsi, le 16 juillet, l'ex-président a été longuement interrogé sur le témoignage, devant la même commission en août 2018, d'un ancien directeur des services de communication de son gouvernement, (...)

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