Corrèze : face à la chute des températures, les arboriculteurs mobilisés pour sauver leurs cultures

À Lubersac (Corrèze), Laurent Rougerie n’a pas dormi dans la nuit de mardi 6 avril à mercredi 7 avril. Le pomiculteur a veillé auprès de ses plantations, alors que le thermomètre a affiché, au plus froid de la nuit, des températures variant entre -2 et -3 degrés. "On a eu très, très peur en tout début de nuit, à 22 heures, il y a eu une chute brutale des températures, et finalement ça s’est maintenu", raconte-t-il. 10 000 euros d’investissement Pour grappiller quelques degrés, Laurent Rougerie utilise à la fois le feu et la glace. "On envoie de l’eau par pulvérisation au-dessus des arbres, l’eau avec le froid se prend en glace, et le dégagement de calories du passage liquide au passage solide permet de protéger les fleurs et les futurs fruits. C’est la plus vieille technique, et c’est la technique la plus efficace", assure-t-il. Une nuit de veille coûteuse pour le producteur : 10 000 euros. Ce sacrifice est toutefois nécessaire pour ne pas perdre la récolte.