Les corps des 13 militaires tués au Mali sont arrivés en France (état-major)

Les cercueils recouverts du drapeau aux couleurs de la France, près d'un soldat brandissant un étendard portant la mention "Opération Barkhane", avant d'être embarqués dans le gros porteur. Photo prise le 30 novembre 2019 et fournie le 1er décembre 2019 par le service de presse des armées Sirpa

Paris (AFP) - Les corps des 13 militaires tués dans la collision de deux hélicoptères lors d'une opération contre des jihadistes lundi au Mali sont arrivés en France, a annoncé dimanche l'état-major des armées.

"Les corps sont en France", a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'état-major, Frédéric Barbry, sans autres précisions, en soulignant que l'heure était au "temps des familles" avant l'hommage national qui leur sera rendu lundi aux Invalides à Paris.

Leurs compagnons d'armes au Mali leur ont rendu un dernier hommage sur la base de Gao, avant que le gros porteur transportant les 13 cercueils ne décolle pour la France.

"Gao, dernier adieu à nos camarades, morts pour la France au Mali", a twitté l'état-major des armées, dans un message accompagné d'une photo montrant la cérémonie de levée des corps, au coucher du soleil.

Tous leurs frères d'armes, alignés sur la base, ont fait le salut militaire au passage des cercueils avant qu'ils n'empruntent la rampe pour s'engouffrer dans le cargo, selon d'autres photos diffusées par l'état-major.

Les cercueils étaient recouverts du drapeau aux couleurs de la France. Un soldat brandissait un étendard portant la mention "Opération Barkhane", du nom de l'opération française antijidiste au Sahel.

Les deux appareils, un hélicoptère de combat Tigre et un Cougar de transport de commandos, sont entrés en collision durant une opération de combat contre des jihadistes.

La perte de 13 militaires est une des plus grandes pour l'armée française depuis l'attentat contre le QG français Drakkar à Beyrouth en 1983, qui avait fait 58 morts.