Coronavirus : le variant anglais serait 64 % plus mortel

Julie Kern, Rédactrice scientifique
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Une étude publiée en mars dans BMJ confirme les observations faites par les scientifiques du London School & Tropical Medicine dans leur étude pré-publiée : le variant anglais semble plus mortel que les autres variants. Cette fois-ci, plusieurs universités anglaises ont suivi environ 100.000 personnes venues se faire dépister en laboratoire d'analyse médicale pour le SARS-CoV-2 entre octobre 2020 et février 2021 ; 54.906 d'entre elles ont été dépistées pour le variant anglais (PCR négative ou discordante pour la protéine S) et 54.906 ou pour un autre variant (PCR positive pour le gène de la protéine S). Les scientifiques ont suivi un paramètre, celui du nombre de morts dans les 28 jours suivant le dépistage entre ces deux groupes : 227 morts ont été rapportées pour le groupe du variant anglais, et 141 pour le second groupe.

Le hazard ratio de mourir dans les 28 jours après le dépistage du variant anglais en comparaison avec les autres variants du SARS-CoV-2. Un hazard ratio supérieur à 1 indique une augmentation du risque. © Robert Challen et al., BMJ
Le hazard ratio de mourir dans les 28 jours après le dépistage du variant anglais en comparaison avec les autres variants du SARS-CoV-2. Un hazard ratio supérieur à 1 indique une augmentation du risque. © Robert Challen et al., BMJ

Le variant anglais serait 64 % plus mortel

Les analyses statistiques réalisées sur cette cohorte indiquent que le variant anglais est plus létal, entre 34 et 104 % par rapport aux autres variants (intervalle de confiance de 95 % pour un hazard ratio compris entre 1,34 - 2,04 ). Une fourchette certes très large, mais les scientifiques estiment plus probable une augmentation de la mortalité de 64 %. L'augmentation du risque absolu de mourir dans les 28 jours après avoir été infecté par le variant anglais reste relativement basse (4,1 morts pour 1.000 cas contre 2,5 morts pour 1.000 cas). Les personnes décédées après l'infection par le variant anglais étaient souvent âgées et majoritairement des hommes.

Les scientifiques n'ont utilisé que les données issues des dépistages effectués en laboratoire d'analyse médicale, or ce sont plutôt des personnes jeunes et sans fragilités qui s'y font dépister. Les personnes les plus...

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