Coronavirus : "Un troisième confinement est acceptable si on vaccine tout le monde", affirme Patrick Pelloux

Les soignants sont en première ligne face au coronavirus depuis presqu’un an. "Il y a un sentiment de courage et de volonté de soigner les malades. Mais comme pour tout le monde, il y a un ras-le-bol aussi", confie le médecin urgentiste de Paris Patrick Pelloux. "Le profil des malades, avec de l’obésité, un diabète, des problèmes cardiaques et respiratoires pas traités, reste le même avec les variants du Covid-19. La situation est préoccupante, les indicateurs se dégradent, mais il ne faut pas avoir peur. On connaît très bien la maladie maintenant, on sait la soigner”, rassure-t-il dans les "4 Vérités" mardi 26 janvier. "Ça va se terminer avec des violences" "La seconde injection du vaccin est sans cesse retardée. Maintenant, c’est 42 jours pour les soignants. On a l’impression qu’on nous envoie au casse-pipe sans avoir de couverture vaccinale. Il faudrait que l’État assure la couverture vaccinale des soignants, des pompiers, des policiers, mais aussi des éboueurs", estime l'urgentiste. "On a un peuple vaillant et courageux. On ne se débrouille pas si mal par rapport à ce qui va nous arriver. On ne peut échapper aux virus mutants alors il faut que les vaccins soient plus accessibles. Il faut vacciner tout le monde. Le troisième confinement est acceptable si on accélère la vaccination. J’ai vacciné à Paris et j’ai vu des gens à bout. Ça va se terminer avec des violences. Il faut banaliser ce vaccin", souligne Patrick Pelloux, qui se prononce contre l’auto-isolement des personnes âgées et la fermeture des écoles.