Coronavirus: Thierry Breton plaide pour une utilisation des données des opérateurs

Bembaron, Elsa
Thierry Breton commissaire européen au marché intérieur / Francois Bouchon/François Bouchon / Le Figaro

Le commissaire européen voudrait que ces données anonymisées puissent être utilisées pour analyser et anticiper la propagation des épidémies

Lundi, le commissaire européen au marché intérieur s’est entretenu avec les patrons des plus grands opérateurs télécoms européens, dont Orange, Deutsche Telekom, Telecom Italia, Telecom Italia et Vodafone. Plusieurs points ont été abordés par Thierry Breton, dont celui du partage des métadonnées des opérateurs, comme mentionné par Politico.

L’exploitation de ces données permettraient aux chercheurs de modéliser la propagation des virus dans la population et d’anticiper les pics épidémiologiques. Les informations collectées seraient anonymisées et massifiées. Ce qui est un moyen de protéger la vie privée des individus. «Ce partage de données serait fait dans le respect de règlement général sur la protection des données (RGPD) et de l’e-Privacy», explique un proche du dossier. L’utilisation des données des abonnés télécoms par des tiers compte de nombreux détracteurs, inquiets pour les libertés individuelles. Le sujet est d’autant plus délicat qu’en Chine, un suivi similaire est utilisé pour «noter» les citoyens et leur accorder -ou non - des autorisations de se déplacer.

Ajustements réglementaires

Ce ne serait pas du tout le cas en Europe. Pour mettre en place leurs modèles, les chercheurs n’auraient d’ailleurs pas besoin des données collectées par tous les opérateurs, celles d’un ou deux gros opérateurs par pays suffiraient à mettre en place un suivi pertinent et à anticiper les crises. Sur le principe, tous ces acteurs seraient d’accord. Dans certains pays, cette collecte est d’ailleurs déjà en place. En France, Orange travaille déjà sur le sujet avec les chercheurs de l’Inserm. «Mais cela demande des ajustements réglementaires et un accord de la CNIL. Ainsi, il faudrait pouvoir garder des données sur une durée de temps longue, or actuellement nous devons les supprimer au bout d’un an, nous voudrions les garder deux ans. Ce (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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