Coronavirus : le TGV médicalisé est "extrêmement stable", selon le président du Samu

L'embarquement de patients alsaciens contaminés par le coronavirus à bord du TGV médicalisé qui doit les évacuer vers des hôpitaux des Pays de la Loire a débuté jeudi 26 mars vers 8h30. "Les victimes arrivent les unes derrière les autres et sont chargées dans les wagons qui ont été transformés en unités de réanimation", confirme François Braun, président du Samu-Urgences de France, qui coordonne l'opération. Ce moyen de locomotion est "extrêmement stable" et permet donc de transporter des malades en toute sécurité. "On peut faire des gestes de réanimation très compliqués (…) On a beaucoup plus d'espace que dans une ambulance ou un hélicoptère, ce qui permet de travailler à plusieurs si nécessaire", explique le médecin-chef. "Nous avons renforcé nos équipes" 20 personnes doivent être transportées dans ce TGV au départ du Grand Est, région la plus touchée par l'épidémie de Covid-19. Si elle est couronnée de succès, cette opération pourrait être renouvelée à l'avenir afin de libérer des lits de réanimation. Si François Braun assure qu'il est difficile de dire quand le pic sera atteint, il indique que "nous ne sommes pas sur une situation de plateau". Depuis le début de l'épidémie, le Samu continue d'assurer son activité habituelle. "Nous avons renforcé nos équipes pour être capables d'assurer, en plus des missions habituelles, les très nombreux transferts que l'on nous demande actuellement".