Coronavirus: TGV et Intercités gratuits pour les personnels soignants

TGV à la gare Montparnasse à Paris, le 2 janvier 2020

Paris (AFP) - La SNCF rend gratuits les TGV et Intercités pour les personnels médicaux et paramédicaux-- médecins, infirmiers et aide-soignants-- qui répondent aux appels de solidarité pour venir renforcer les hôpitaux afin de lutter contre le Covid-19, a-t-elle annoncé lundi.

"S'ils ont le justificatif de leur direction, ils peuvent voyager dans toute la France pour aller renforcer un service", a indiqué lundi à l'AFP le directeur de SNCF Voyages, Alain Krakovitch, au sujet de ces médecins, infirmiers et aide-soignants appelés à aller renforcer des services médicaux en tension.

La SNCF répond ainsi à l'appel lancé par les Hôpitaux de Paris aux professionnels médicaux et paramédicaux disponibles pour renforcer ses équipes dans les semaines à venir, et à l'appel au volontariat relayé par l'Agence régionale de santé d'Ile-de-France pour renforcer les effectifs médicaux dans les "clusters" prioritaires.

"C'est une démarche qu'on a élargie à toute la France", a relevé M. Krakovitch, en précisant que cette mesure concerne les TGV --inOui et Ouigo-- et les Intercités, mais pas les TER ni les trains de la banlieue parisienne, qui dépendent eux des régions.

Le Grand Est avait d'ores et déjà annoncé vendredi la gratuité de ses réseaux de transports (TER et bus interurbains) pour les soignants. Les Hauts-de-France ont pris la même décision.

SNCF Voyages assure lundi 15% des trains grandes lignes. Les TGV sont "nettoyés et désinfectés avec minutie chaque jour" et le placement des clients dans les rames se fait sur deux sièges pour une seule personne afin de minimiser les risques de propagation du virus et respecter les consignes gouvernementales des "gestes barrières", selon la SNCF.

La compagnie fait aussi circuler 25% des TER --20% de trains et 5% de cars de substitution-- et 30% des trains de banlieue en Ile-de-France.

Au niveau local, la desserte des hôpitaux a souvent été priorisée, dans un contexte de réduction drastique de l'offre de transports publics, parallèlement au confinement de la population.

Dans la région parisienne par exemple, Ile-de-France Mobilités et la RATP ont mis en place des navettes de bus gratuites réservées aux personnels de santé pour relier de grands pôles de transport aux centres hospitaliers.

A Nice, toutes les lignes de bus vont été supprimées à partir de mercredi sauf celles "desservant des établissements de santé, qui circuleront uniquement aux prises et fin de service des personnels hospitaliers".

"Une plateforme va être mise en place avec le CHU (de Nice) pour définir leurs besoins en termes de transport à la demande", a précisé le maire de la ville Christian Estrosi dans un communiqué.