On a testé la téléconsultation pour dépister le coronavirus

CORONAVIRUS - Allo, Docteur? Le téléphone fait désormais figure d’arme privilégiée dans la lutte contre le coronavirus. Depuis que le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé le matin du 10 mars qu’il serait possible d’effectuer une téléconsultation sans passer d’abord par une visite à son médecin traitant, un verrou important à cette pratique vient de sauter. 

Depuis le début de la pandémie, la télémédecine connaît déjà une véritable explosion, avec plus de 40% de consultations supplémentaires. Ne plus se déplacer chez son généraliste en cas d’inquiétude sur la contagion du virus, c’est aussi éviter le risque de diffuser la maladie autour de soi. Nous avons testé la téléconsultation, ses avantages et ses limites dans la vidéo en tête de cet article. 

Télémédecine, ordonnance et arrêt de travail à distance

Si de plus en plus de professionnels acceptent désormais d’être appelés par leurs patients (le site Doctolib revendique 3500 médecins disponibles pour la télémédecine), tous n’ont pas la même approche, beaucoup privilégiant la communication directe. Comme le précise le site du ministère de la Santé, “la prise en charge d’un patient à distance [...] est appréciée par le médecin”, le praticien est donc libre juge de l’opportunité ou non d’une téléconsultation. 

Mais l’irruption du coronavirus change la donne, et fait de ce moyen d’être diagnostiqué le plus sûr pour les autres, sans avoir à mobiliser les services d’urgences. Il est désormais possible de recevoir non seulement une ordonnance, mais aussi un arrêt de travail à distance. L’acte coûte quant à lui la même chose que dans le cabinet de votre praticien habituel. 

Bien sûr, l’exercice a ses limites: contrôler certains symptômes est tout bonnement impossible par écran interposé. Dans le cas de Covid-19, les difficultés respiratoires, le contact avec une zone à risque, ou des antécédents de maladie chronique peuvent permettre d’exclure la possibilité d’une contagion, ou au contraire de mobiliser le 15. Mais dans une grande majorité de cas, il faudra confirmer le diagnostic chez votre médecin traitant.  

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