Coronavirus : un supermarché ne peut pas vous demander de laisser votre enfant à l'entrée du magasin

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Le Défenseur des droits rappelle que “les magasins d’alimentation ne peuvent interdire leur accès aux personnes accompagnées d’un enfant, ni leur demander de laisser leur enfant à l’entrée du magasin, y compris au niveau des caisses ou à la garde d’un vigile”.

La décision de certains supermarchés avaient suscité la polémique ces derniers jours, en pleine épidémie de Covid-19. Dans le cadre du confinement, plusieurs magasins alimentaires ont restreint l’accès aux parents venant faire leurs courses avec leurs enfants.

S’il est recommandé de ne pas emmener ses enfants dans des lieux de fréquentation, ou de faire ses courses seuls, ce n’est pas toujours possible. Un problème notamment pour les parents célibataires, dont les témoignages sur les réseaux sociaux, ont largement été relayés.

Dans une série de tweets, cette mère célibataire raconte ainsi son expérience avec sa fille dans un supermarché parisien. Elle rapporte ainsi qu’après 1h30 à attendre à l’extérieur, afin que le nombre de personnes maximum dans le magasin soit respecté, le vigile la désigne, avec sa fille.

Finalement, la situation se décante après avoir rencontré la directrice et elle peut faire ses courses en compagnie de sa fille. D’autres internautes ont partagé des mésaventures similaires dans d’autres supermarchés du pays.

“Ces pratiques portent atteinte aux droits des personnes”

Face à la multiplication de ces situations, le Défenseur des droits a tenu à rappeler, dans un communiqué, que “les magasins d’alimentation ne peuvent interdire leur accès aux personnes accompagnées d’un enfant, ni leur demander de laisser leur enfant à l’entrée du magasin, y compris au niveau des caisses ou à la garde d’un vigile. Le refus d’accès des enfants aux magasins d’alimentation ne fait pas partie des mesures restrictives relatives à la lutte contre la propagation du Covid-19, telles que détaillées dans la loi du 23 mars 2020 relative à l’état d’urgence sanitaire et les ordonnances d’application. Ces pratiques portent atteinte aux droits des personnes, particulièrement des parents isolés et de leurs enfants”, précise Jaques Toubon.

Les sorties pour l’achat de biens de première nécessité font partie des dérogations au confinement, à condition d’être muni de son attestation, sur papier ou désormais sur smartphone.