Coronavirus : "On subordonne à la vaccination des libertés fondamentales", estime Sébastien Chenu

Les pays de l’Union européenne vont enfin pouvoir lancer leurs campagnes de vaccination. Lundi 21 décembre, la Commission européenne a donné son feu vert à la mise sur le marché du vaccin Pfizer/BioNTech. Une bonne nouvelle qui ne fait pas pour autant oublier à Sébastien Chenu, député du Nord et porte-parole du Rassemblement national, que "l’Europe n’a pas été au rendez-vous pour cette pandémie". "Je n’oublie pas non plus l’Italie abandonnée en rase campagne, les masques pris sur les tarmacs des aéroports entre pays. Que l’Europe bouge aujourd’hui, c’est la moindre des choses", a-t-il estimé sur le plateau des "4 Vérités" de France, mardi 22 décembre. Le député a insisté toutefois sur la nécessité pour l’Union européenne d’être "transparente" concernant ses achats de vaccins, à savoir "le coût, la livraison, les clauses des contrats". Des éléments qui lui semblent cependant, pour l’heure, "terriblement opaques". "Nous aimerions, à travers les élus du Parlement européen, pouvoir lever les zones d’ombre. Il faut les lever pour rassurer les Français sur ces vaccins", a-t-il estimé. "Vos libertés vont reculer si vous n’êtes pas vaccinés" Alors que la vaccination doit commencer dans les Ehpad, puis chez les personnes âgées et à risques, Sébastien Chenu a défendu "la liberté garantie aux Français de se faire vacciner". "Un projet de loi a été déposé lundi un peu en catimini par le gouvernement, qui subordonne au fait d’être vacciné les libertés les plus fondamentales qui sont celles d’aller et venir. Je crois que tout ça est très dangereux. Grosso modo, vos libertés vont reculer si vous n’êtes pas vaccinés, ça revient à obliger les Français à la vaccination", a jugé le porte-parole du Rassemblement national.