Coronavirus: la Suède tente de justifier sa gestion de la pandémie

Contrairement à ses voisins européens, la Suède n'a pas confiné sa population. Une politique que les autorités essaient régulièrement de justifier auprès de la presse étrangère. Ce vendredi 15 mai, c’est le Premier ministre lui-même, Stefan Löfven, qui a pris la parole. 

Avec notre correspondant à Stockholm, Frédéric Faux

« Nous avons parfois l’impression que  le récit qui est fait de ce qui se passe en Suède n’est pas correct. Nous devons y remédier car je ne suis pas d’accord avec cette idée que la Suède suivrait un chemin complètement différent des autres pays, ce n’est pas le cas. » 

La Suède, par la voix de son Premier ministre Stefan Löfven, ne veut pas être présentée comme le rebelle de l’Europe, le pays qui n’aurait  pas voulu  protéger sa population pour atteindre l’immunité. « La Suède a les mêmes buts que tous les autres pays : sauver des vies, promouvoir la distanciation sociale. Il y a pas de stratégie suédoise pour créer une immunité de groupe. L’immunité de groupe est un état que l’on peut atteindre, un statut, pas une stratégie. »

Les Suédois n’ont pas été enfermés chez eux, mais les autorités ne sont pas restées les mains croisées : « Nous utilisons un ensemble de lois, d’interdictions, et de recommandations qui sont aussi liées à ces lois. Cela veut dire que ce ne sont pas des conseils amicaux. Cela veut dire que vous devez y adhérez et que vous, comme individu, vous avez la de faire le bon choix. C’est notre modèle suédois, qui consiste à bâtir une confiance entre les législateurs, les autorités, et les citoyens. » 

Reste qu’avec près de  3 700 décès dus au coronavirus, la Suède a un bilan bien supérieur à celui des autres pays scandinaves.