Coronavirus: la stratégie «optimiste» de Boris Johnson

Alors que le nombre de morts en Italie a dépassé le bilan des victimes du Covid-19 en Chine, Boris Johnson s’est montré résolument optimiste. Le Premier ministre britannique s’est dit persuadé ce jeudi soir 19 mars que le pays pouvait « inverser la tendance » en 12 semaines. L’objectif du gouvernement semble de vouloir convaincre les Britanniques plutôt que de les contraindre.

Boris Johnson s’est employé à positiver. Le pays, selon le Premier ministre, peut inverser la tendance et « envoyer paître le virus » d’ici fin juin à condition que « tout le monde y mette du sien ».

Néanmoins le dirigeant a dû admettre qu’il ne savait pas combien de temps la crise allait durer. Il a mentionné le lancement de premiers essais de vaccin dans un mois, tandis que le gouvernement va acheter des centaines de milliers de tests capables de dépister les personnes ayant eu la maladie et censées être immunisées. Un optimisme résolu mais qui s’appuie davantage sur la conviction intime de Boris Johnson que tout va s’arranger que sur de nouvelles données scientifiques.

Continuer à se déplacer

Au-delà, le chef du gouvernement britannique n’a fait aucune nouvelle annonce de confinement drastique. Au contraire, il n’est pas question pour lui de fermer complètement le réseau de transports de la capitale. Certaines stations de métro ont tout de même été fermées et la circulation des bus diminuée. Les écoles vont aussi fermer leurs portes à partir de ce lundi 23 mars. Mais selon Boris Johnson, les gens doivent continuer à pouvoir se déplacer.

Pour l’instant le Premier ministre résiste de toutes ses forces au confinement obligatoire, même s’il reconnaît que certains Britanniques ne respectent pas du tout les consignes gouvernementales. À commencer par les personnes âgés, dont son propre père Stanley Johnson, qui a déclaré qu’il continuerait à aller au pub.

À écouter : Faire face au confinement