Cette star de YouTube s'est confinée sur une île paradisiaque

Parapentes à Socotra (Illustration Flickr Vision)

Le confinement à la maison ? Très peu pour Eva Zu Beck. Cette Polonaise vit depuis deux mois sur une petite île de l’océan Indien. Et semble couler des jours heureux.

Elle a atterri sur l’île de Socotra le 11 mars. À l’origine, elle devait simplement y courir un marathon et y rester quelques jours supplémentaires. Sauf qu’après la course, le 15 mars, les concurrents et elle apprennent que le confinement se généralise à travers le monde. On leur propose un avion dans la journée pour regagner leurs pays respectifs. Tout le monde embarque... sauf Eva Zu Beck. La Polonaise décide de rester sur l’île, où elle vit maintenant depuis plus de deux mois.

Paradis partagé, paradis préservé ?

Socotra est une île du Yémen, située à l’entrée du Golfe d’Aden. Mais si le Yémen est dévasté par la guerre, si le Golfe d’Aden est infesté de pirates, Socotra est elle une perle de l’océan Indien. L’eau y est turquoise, les falaises vertigineuses, les dunes de sables impressionnantes et l’hospitalité, omniprésente. Autrement dit, Eva Zu Beck vit dans un petit paradis. Et ne manque pas de le partager sur les réseaux sociaux, entre son compte Instagram (453 000 abonnés) et sa chaîne Youtube (508 000 abonnés).

J’avais des papillons dans le ventre en voyant partir l’avion”, raconte Eva Zu Beck à CNN. “Mais je savais que j’avais pris la bonne décision.” Depuis, la Polonaise à la vie de rêve vit simplement, sous la tente ou chez les habitants. “Il y a un code d’hospitalité appelé Karam”, dit-elle, avouant avoir du mal à faire accepter à ses hôtes une contribution financière. Au total, elle estime ses dépenses autour de 200 $ par mois. Au programme : randonnées, plongée sous-marine, balades en moto et lecture. Un confinement plutôt agréable.

D’autant que Socotra est un des rares endroits du monde totalement épargné par les mesures de restriction des déplacements. L’île ne connait pas un seul cas de Covid-19, alors “c’est comme si nous étions dans un univers parallèle” dit-elle, après avoir concédé ne pas avoir tout de suite pris la mesure de l’ampleur de la pandémie dans le monde.

Paradis isolé, paradis perdu

Un monde merveilleux ? Presque. Après deux mois seule au paradis, Eva Zu Beck ne semble pas adhérer à la maxime de Sartre selon laquelle “l’enfer, c’est les autres”. Ses proches lui manquent d’autant plus qu’elle ne peut pas communiquer facilement : “Le wifi n’est pas assez puissant pour Skype ou Facetime, et les coupures de courant sont fréquentes, donc je dois me contenter du téléphone lorsque j’ai du réseau”, regrette-t-elle. Oui, le paradis n’a pas de wifi - et c’est peut-être ce qui en fait un paradis.

Alors, après plus de deux mois sur place, Eva Zu Beck s’interroge : “Je me demande chaque jour combien de temps vais-je encore devoir rester ici”. Et conclut, comme désenchantée : “S’il y avait un avion demain, je le prendrais immédiatement”.

Pas facile, la vie comblée.