Le coronavirus sera-t-il le Tchernobyl de la Chine ?

C’est Gorbatchev qui l’a affirmé : « Tchernobyl a peut-être été la véritable raison de l’effondrement de l’Union soviétique cinq ans plus tard, davantage même que la Perestroïka que j’ai initiée ». Qui sait, peut-être qu’un jour on datera l’évolution politique de la Chine à partir de l’épidémie de coronavirus. Car les Chinois font eux-mêmes le parallèle avec la gestion de la crise par les autorités qui n’ont donné les informations qu’avec un retard très dommageable ! Au point qu’une série télévisée sur la catastrophe soviétique a été retirée d’un site spécialisé.

Mis au courant de l’existence du virus dès mi-décembre, Pékin n’a donné l’alerte qu’un mois plus tard, tout en ayant fait arrêter huit personnes, accusées d’avoir propagé des rumeurs sur le virus ! Près de 3 000 contaminations ont été recensées dans la seule province du Hubei, épicentre de l’épidémie. Même si le pouvoir chinois emploie les grands moyens, on commence à mettre en cause cette gestion, à l’extérieur mais surtout, sur les réseaux sociaux chinois, ce qui est très nouveau. D’ailleurs, la direction du Parti communiste chinois, réunie lundi, a qualifié cette épidémie de « test majeur de la capacité et de la gouvernance » du pays ; Et on emploie des mots, jusqu’ici bannis, comme « transparence » et « ouverture ».

Lire la suite