Le coronavirus semble apprécier les abattoirs

Dépistage de grande ampleur, mardi 19 mai, à l’abattoir Kermené au Mené (Côtes-d’Armor), afin de limiter au maximum la propagation de ce nouveau foyer de l’épidémie. Près de 800 salariés sont testés par la protection civile. Depuis une semaine et l’hospitalisation d’un employé en soins intensifs, 69 cas ont été détectés. De leur côté, les employés l’assurent : les gestes barrières sont bien respectés. "On a toujours travaillé avec des masques, des produits antibactériens, des nettoyages tout le temps", explique une employée. Froid et humide Un mystère pour beaucoup, d’autant que l’abattoir breton ne fait pas exception. Dans le Loiret, une entreprise a fait état de 54 contaminations au sein de ses salariés. Des cas seraient passés sous le radar durant le confinement, durant lequel les entreprises ont continué de tourner. La promiscuité dans certaines zones de l’abattoir Tradival dans le Loiret, comme les vestiaires, ont pu favoriser la propagation du coronavirus. 5 000 personnes ont été infectés dans des abattoirs aux Etats-Unis, 500 en Allemagne. Un abattoir est humide et froid, ce qui favoriserait la survie et la transmission du virus.