Coronavirus : le secteur de l’événementiel n’est pas remis

Sabine et Armand se sont dits oui en respectant consciencieusement les gestes barrières. Mais comme des milliers de couples français, ils attendront avant de faire la fête. Les salles de réception sont désertes depuis la mi-mars, entraînant les organisateurs d’événements à reprogrammer les dates. Un vrai casse-tête. Le Château de Pourtales, à Strasbourg (Bas-Rhin), se loue désormais plus d’un an à l’avance. Les mariages y représentent 20% du chiffre d’affaires. Avec la pandémie, il a fallu mettre 60 collaborateurs en chômage partiel. Les traiteurs retiennent leur souffle Des difficultés qui touchent particulièrement les traiteurs. Dans les cuisines de Philippe Poisson, à Maxou (Lot), c’est l’effervescence d’habitude. Le chef d’entreprise a emprunté 30 000 euros pour faire face aux carnets de commandes vides sans savoir si la reprise sera suffisante. Loueur de chapiteaux à Damery (Marne), Franck Deshayes attend la reprise avec impatience et optimisme. "On a beaucoup de mariages repoussés en septembre. On va avoir sans doute une fin d’année compliquée et chargée et c’est tant mieux", confie-t-il.