Coronavirus : le secteur culturel est particulièrement touché par la crise

Pour Elsa Corre, chanteuse bretonne, un concert à la maison, c’est tout ce qui lui reste. Sur ses 50 représentations prévues jusqu’à la fin de l’été, la moitié a déjà été annulée. "Je suis dépitée, je ne sais pas trop où l’on va, je ne sais pas trop quand on pourra retourner sur scène et pour l’instant, c’est grosse claque après grosse claque", explique-t-elle. Artistes mais aussi techniciens, maquilleurs, costumiers… Les intermittents du spectacle sont près de 270 000 en France. Un statut qui nécessite 507 heures de travail par an. Des pétitions sur Internet Comme pour de nombreux intermittents, les membres du groupe alsacien Last Train ont peur de ne pas y parvenir. "Si on enlève les festivals, forcément on génère moins de droits d’auteur, moins de promotion, moins de passage radio. C’est toute la chaîne qui est concernée", indique Jean-Noël Scherrer, chanteur et guitariste du groupe Last Train. Sur le web, plusieurs pétitions circulent pour demander une année blanche pour les intermittents afin de repousser leurs droits à l’assurance chômage.