Coronavirus : les secrets de la méthode finlandaise pour contenir l'épidémie

C'est un "OVNI" en Europe. À Helsinki la capitale, ou dans le pays, il n'y a pas de confinement. On se balade également tranquillement, et il n'y a pas non plus obligation de mettre un masque même si le gouvernement l'a recommandé. Et pourtant, le pays se porte mieux que ses voisins européens. Ces dernières semaines, elle affiche le taux d'infection le plus bas de l'Union européenne, cinq fois inférieur à la moyenne. Alors comment l'expliquer ? Il y a plusieurs raisons à cela. D'abord, le gouvernement a rapidement agi en fermant écoles, bars et restaurants de mars à juin. Les déplacements de ou vers la capitale ont été interdits en avril. Suivi des personnes infectées Surtout, une fois ces mesures levées, le suivi a été rigoureux. "Actuellement, plus de deux millions et demi de personnes ont téléchargé l'application, pour une population de 5,5 millions d'habitants soit près de la moitié des Finlandais. Ça nous a aidé à endiguer le virus", explique Pasi Pohjola, du ministère des Affaire sociales et de la Santé En outre, le télétravail est favorisé par une très haute numérisation de la société et de l'économie. Un Français expatrié explique que la mesure s'est généralisée, de 90 à 100%. Enfin, il y a l'attitude des Finlandais qui ont apprécié que les mesures soient prises rapidement. La distanciation sociale est également généralisée. Une stratégie payante d'un point de vue sanitaire mais aussi économique. L'économie s'est contractée de 6,4% au second semestre, soit deux fois moins que la moyenne européenne.