Coronavirus : une seconde vague plus dévastatrice ?

La pandémie est en pleine expansion en France. Selon les estimations de l’Institut Pasteur, relayées par Les Échos, le pire est à venir : si rien ne change d’ici le 6 novembre, 5 680 lits de réanimation seront occupés par les patients Covid, soit 98% des lits disponibles, et 9 000 lits à la mi-novembre. Un scénario catastrophique. "On a des bonnes raisons d’espérer que l’on aura pas un nombre de morts aussi élevé que la première vague, mais c’est vrai que la dynamique est lancée et que malheureusement, il y a beaucoup d’inertie dans cette épidémie", ajoute le Pr. Arnaud Fontanet, épidémiologiste et membre du conseil scientifique. Une seconde vague plus dangereuse ? Si la première vague a été plus violente, la seconde pourrait s’éterniser sur la longueur. Pour autant, le Pr. Anne-Claude Crémieux, infectiologue à l’hôpital Saint-Louis (Paris) se veut rassurante : "On connait mieux les formes cliniques des manifestations diverses de la maladie, on sait mieux la prendre en charge, mieux adapter les traitements dont on dispose". Malgré tout, le virus se répand vite, les hôpitaux sont bientôt saturés et le personnel épuisé. "Le gouvernement a sans doute tardé à mettre en place certaines mesures trop restrictives", analyse sur le plateau du 19/20 Damien Mascret, médecin et journaliste France Télévisions, invitant par ailleurs chacun à adopter des comportements responsables.