Coronavirus: Roselyne Bachelot, critiquée pour l'achat de masques en 2010, n'est pas dans "la rancoeur"

Jade Toussay
Roselyne Bachelot, critiquée pour les achats massifs de masques contre la grippe A, n'est pas dans

CORONAVIRUS - Le coronavirus aura mis en lumière les failles du système médical français. Le manque de masques de protection, reconnu par le ministre de la Santé, en tête. Forcé d’agir avec les moyens du bord contre la pandémie, Olivier Véran a plus ou moins rejeté la faute sur ses prédécesseurs. Toutefois, il y a 10 ans, Roselyne Bachelot, alors ministre de la Santé, était justement critiquée pour avoir acquis un stock de masques énorme.

Ce samedi 21 mars, l’actuel ministre de la Santé Olivier Véran a indiqué que la France avait commandé “plus de 250 millions” de masques. Le “stock d’État” n’est actuellement que de 86 millions, pour une consommation prévue de “24 millions de masques par semaine”, a-t-il précisé.

En 2010 pourtant, la situation était tout autre. Face au danger de la pandémie de grippe A, la ministre de la Santé de l’époque Roselyne Bachelot avait commandé des stocks importants de vaccins mais aussi de masques, s’attirant même des critiques sur l’utilité de telles mesures.

Cette question avait ainsi fait l’objet d’une émission de “Pièces à conviction”, diffusée sur France 3 en mars 2010, et dont les extraits tournent désormais en boucle sur les réseaux sociaux. Réalisé un an après l’apparition du virus H1N1, le reportage “Grippe A: la pandémie de la peur” se penchait sur le coût de cette pandémie qui n’a finalement pas eu des conséquences aussi terribles que celles attendues.

”Bonsoir, voici un des deux milliards de masques que l’État français a achetés pour nous protéger de la pandémie de grippe A. 2 milliards de masques, 94 millions de doses de vaccins et 33 millions de traitements antiviraux, au total, ce virus aurait coûté à la France près de 2 milliards d’euros”, annonce d’emblée Élise Lucet, un masque sur le visage.

Dans un autre extrait, la journaliste interroge la principale intéressée, la ministre de la Santé de l’époque, en lui demandant si, concernant le nombre de vaccins achetés, l’État ne se serait pas “fait avoir” par l’industrie...

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