Coronavirus : les restrictions gagnent les marchés

Sur le marché couvert d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), les hauts-parleurs ont remplacé les cris habituels. Mardi 24 mars, les portes sont restées closes. Les étals sont vides et certains clients sont pris de court. "Ce n'est pas bien, il fallait donner un petit délai, une semaine minimum pour faire nos provisions", affirme un habitant en colère. Si les marchés couverts sont fermés, le décret prévoit aussi la fermeture de tous les marchés de plein air, comme à Marseille (Bouches-du-Rhône).

Une "catastrophe économique" Les clients n'ont d'autre choix que de se rabattre sur les épiceries de quartier et les commerces de bouche, ce qui fait augmenter la note. Seule une dérogation du préfet avec avis du maire permet en principe de garder les marchés ouverts. Mardi matin, celui des Halles, à Dijon (Côte-d'Or), était en attente d'une décision définitive. De quoi écouler certains stocks pour les maraîchers. Pour la Fédération nationale des marchés, la décision de fermer tous les étals de France est une "catastrophe économique".