Coronavirus : quels livres africains (re)lire pendant le confinement ?

Mohamed Berkani

"Americanah", Chimamanda Ngozi Adichie (Gallimard, 2015)

Avec un sens très rare de la formule, un style décapant, de l’humour et un regard aiguisé, l’écrivaine nigériane questionne l’identité, l’immigration, la couleur de la peau, les rapports de domination… Et, bien sûr, le féminisme. L’auteure de Nous sommes tous des féministes (Gallimard, 2018) se joue des clichés, n’hésite pas à déconstruire les discours dominants. La couleur de la peau, donc. Son personnage Ifemelu (toute ressemblance avec l’auteure n’est pas fortuite) quitte le Nigeria pour poursuivre ses études aux Etats-Unis. Là, elle découvre qu’elle est noire. Mais de retour dans son pays, en descendant de l’avion à Lagos, elle a "l’impression d'avoir cessé d’être noire". Un livre intelligent, émouvant et jubilatoire. Indispensable.

"Les petits de Décembre", Kaouther Adimi (Seuil, 2019)

Le Hirak, ou la Révolution du sourire, est né plus tard, trois ans exactement après que l’auteure algérienne a décidé de se lancer dans ce roman inspiré d’un acte banal à l’époque. Des généraux décident de s’accaparer un terrain vague devenu terrain de football pour se lancer dans des affaires immobilières lucratives. Sauf que des écoliers n’entendent pas se laisser faire. Le (...)

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