Covid-19 : ce que l'on sait du "variant californien" L452R qui se répand à Los Angeles

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La Californie fait face à de nombreux cas de Covid-19, comme à l'hôpital St. Mary à Apple Valley.

Le variant L452R représentait 3,8% des cas à Los Angeles en décembre. Un mois plus tard, il est retrouvé dans 25,2% des cas positifs.

Un nouveau variant du Covid-19 est-il en train d’émerger en Californie, au point de devenir majoritaire ? Le New York Times rapporte que le variant L452R est en train de se propager dans le comté de Los Angeles, l’une des régions les plus touchées des Etats-Unis, avec un décès dû au Covid-19 toutes les 7 minutes.

Capture d'écran Twitter @CarlosMorenoFr
Capture d'écran Twitter @CarlosMorenoFr

L452R, c’est le nom de ce variant, ne représentait que 3,8% des 185 cas analysés entre le 22 novembre et le 13 décembre par des chercheurs de l'Université de Californie à San Francisco. En moins d’un mois, le variant L452R représentait 25,2% des 147 échantillons du 14 décembre au 3 janvier analysés par ces mêmes chercheurs, ont-ils dévoilé dimanche soir.

Une impressionnante flambée des cas

Un variant qui n’est pas nouveau puisque L452R avait été détecté pour la première fois au Danemark en mars et est apparu en Californie en mai. Mais sa propagation au sein de la population inquiète, alors que le comté de Los Angeles fait face à une flambée impressionnante du nombre de cas.

Alors qu’il avait fallu 10 mois pour enregistrer 400 000 contaminations, il n’a fallu qu’un mois, du 30 novembre au 2 janvier, pour enregistrer 400 000 contaminations supplémentaires, selon des données du New York Times.

“Des signes inquiétants que cette variante peut être hautement transmissible”

Une flambée des cas qui pourrait s’expliquer par l’apparition de ce nouveau variant, L452R, qui représente désormais 25% des nouveaux cas étudiés. Charles Chiu, qui a dirigé le séquençage du virus au sein de l’Université de Californie, estime qu’”il y a des signes inquiétants que cette variante peut être hautement transmissible”, précisant toutefois ne pas en avoir la preuve pour le moment.

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L’équipe de Charles Chiu va désormais concentrer ses études sur la part réelle que représente ce variant L452R dans la population en Californie, en analysant davantage d’échantillons, et sur l’éventuelle résistance de ce variant aux anticorps et au vaccin, précise le New York Times.

Le variant anglais également présent à Los Angeles

Pour expliquer la flambée du nombre de cas dans le comté de Los Angeles, les autorités remarquent également que le variant anglais, dont le premier cas a officiellement été enregistré samedi, était sans doute en circulation depuis plus longtemps dans le comté.

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Après les mutations N501Y, qui concerne le variant britannique et E484K, pour les variants brésiliens et sud-africains, la mutation L452R va faire l’objet d’une surveillance intensive pour voir si elle est plus contagieuse que la souche classique du SARS-COV-2, comme le redoutent les autorités californiennes, voire si elle peut nuire à l’efficacité du vaccin.

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