Le coronavirus provoque une hausse historique du chômage

Le HuffPost avec AFP
Le coronavirus provoque une hausse historique du nombre de chômeurs (photo d'illustration)

ÉCONOMIE - C’était une des conséquences attendues de l’épidémie de coronavirus. Le nombre de chômeurs a enregistré une hausse record sur un mois en mars (+246.100, soit +7,1%) pour s’établir à 3.732.500, a indiqué Pôle emploi ce lundi 27 avril.

Sur le premier trimestre, la hausse reste faible (+0,7%) car ce nombre avait fortement baissé en janvier et février. Du fait d’une diminution du nombre de demandeurs d’emploi en activité réduite (catégories B, C) l’effectif A, B, C augmente moins fortement en mars (+177.500, soit +3,1%) et reste stable sur le trimestre. Mais le confinement de la population aura fini d’aggraver ces chiffres. 

“La mise en place du confinement a conduit en effet à des non-renouvellements de mission d’intérim ou de contrats courts ainsi qu’à une baisse des embauches en contrats de courte durée”, explique le ministère du Travail dans un communiqué, promettant de “poursuivre et intensifier” son effort de protection.

“Adapter rapidement” les règles de l’assurance chômage

Dans la foulée de ces chiffres, le ministère a annoncé vouloir engager “une réflexion avec les partenaires sociaux” pour “adapter rapidement” les règles d’assurance chômage face à la “situation exceptionnelle” créée par le coronavirus. Lors d’un bureau exécutif lundi soir, la République en marche s’est prononcée pour la “rediscussion avec les partenaires sociaux d’un assouplissement des critères d’éligibilité à l’assurance-chômage”.

Les syndicats réclamaient unanimement, dès avant la crise sanitaire, et encore plus depuis, que le gouvernement abandonne entièrement sa réforme de l’assurance chômage. Une refonte qui durcit le calcul de l’allocation pour les travailleurs précaires, alternant contrats courts et périodes de chômage, et qui devait entrer en vigueur au 1er avril. Ce sont eux qui se sont inscrits à Pôle emploi en mars. 

Interrogé sur les contours de la réflexion à venir, le ministère n’a pas souhaité apporter de précisions. “On verra ce qu’ils vont dire, s’ils abrogent ou pas...

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