La propagation du coronavirus liée à la pollution de l'air ?

Le ciel de Milan, pollué (Photo by Miguel MEDINA / AFP)

Des études scientifiques établissent un lien entre pollution atmosphérique et vitesse de propagation du virus. Le SARS-CoV-2 pourrait se fixer sur les particules et circuler en suspension dans l’air.

Après l’étude publiée par le New England Journal of Medecine, c’est au tour de la Société italienne de médecine environnementale d’alerter sur les dangers de la pollution atmosphérique dans le contexte de la pandémie actuelle. En effet, selon les deux études publiées, le SARS-CoV-2 (le nom du virus) pourrait survivre en suspension dans l’air pollué, accélérant le nombre de patients touchés par le Covid-19 (le nom de la maladie).

Production = pollution = morts

Comment ? Tout simplement en s’amalgamant aux minuscules particules en suspension dans l’air, dont la concentration augmente avec le taux de pollution. Ces particules servent alors de véhicule pour le transport du virus, dont la première étude montre qu’il peut survivre trois heures dans l’air, et jusqu’à trois jours sur un support plastique.

Ce ne serait pas la première fois qu’un virus se diffuserait plus facilement dans l’air pollué. La grippe aviaire avait déjà cette caractéristique. En Italie, cela expliquerait pourquoi l’épidémie est particulièrement virulente dans les plaines du Nord, très polluées, davantage qu’à Rome par exemple.

Rappelons que la pollution de l’air est le fléau qui réduit le plus l’espérance de vie dans le monde. En France, elle serait liée à 48 000 morts prématurées chaque année. Une bonne nouvelle cependant : avec le confinement, jamais le ciel de Paris n’a été aussi pur depuis de nombreuses années.

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