Coronavirus : les producteurs de bière et de pommes de terre aux abois

300 fûts et 6 000 litres de bière sont entreposés depuis deux mois à Croix (Nord) chez le brasseur artisanal Cambier. Leur date de péremption est août 2020. La question se pose sur leur avenir. Depuis le début de la pandémie de coronavirus, la brasserie n’a vendu aucun fût. Tous ses clients sont fermés. Malgré la réouverture du magasin, la perte estimée en deux mois est de 50 000 euros.

450 000 tonnes de frites perdues Même constat pour la filière de la pomme de terre, destinée à l’industrie de la frite. Dans les entrepôts d’un producteur de Comines (Nord), 300 tonnes de pommes de terre ont perdu toute valeur avec la fermeture des restaurants et des cantines. Le producteur a perdu 45 000 euros. En France, 450 000 tonnes de pommes de terre n’ont pas été transformées en frites. L’Union des producteurs (UNPT) demande 35 millions d’euros d’aides à l’État. Cette crise aura des conséquences jusqu’en 2021. Les producteurs ont déjà diminué les plantations de pommes de terre au profit d’autres cultures.