Coronavirus : premier soir du couvre-feu avancé dans l'Est

À 18 heures, les commerçants tirent le rideau de leurs boutiques, samedi 2 janvier, à Antibes (Alpes-Maritimes). Les habitants désertent les rues. Un coup dur pour la boulangerie d’Audrey Toussaint notamment : "Ça va être très compliqué. Notre chiffre d’affaires, on le fait à la sortie du boulot entre 17h30 et 19 heures." Les commerçants encaissent mal la restriction À l'heure du couvre-feu, Nancy (Meurthe-et-Moselle) devient une ville fantôme. La place Stanislas est déserte. La plupart des habitants acceptent cette mesure : "C'était essentiel. Je ne comprends pas qu'il n'y ait pas de confinement tout court", explique une passante. "Si les gens veulent se réunir, ils trouveront des solutions, ce n'est pas deux heures de couvre-feu qui changeront quelque chose", rapporte une autre. Les commerçants acceptent moins bien ce couvre-feu avancé. "En plus d'avoir perdu les touristes, nous allons perdre les gens qui reviennent de leur bureau et qui, habituellement, s'arrêtaient chez nous pour se faire plaisir", déplore la gérante d'une épicerie fine. Six millions de Français doivent se plier à cette mesure. D'autres départements pourraient être prochainement concernés. Un bilan sur les restrictions sanitaires anti-coronavirus est attendu le 7 janvier.