Coronavirus : portraits de "premiers de corvée"

"Il faudra nous rappeler aussi que notre pays tient entier sur des femmes et des hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal… Les distinction sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune." Le 13 avril 2020, Emmanuel Macron rendait hommage à tous les Français qui ont continué à travailler pendant l’épidémie : infirmières, caissières ou bien encore agents d’entretien. A Paris, les éboueurs oeuvraient tous les jours dans les rues désertes de la capitale. Travailler pour maintenir le pays debout, c’était la devise de cet épicier pour offrir aux gens le minimum vital. Des professions en première ligne S’adapter aux conditions nouvelles et difficiles, c’est ce qu’a vécu Sabine Doudard, une pharmacienne qui sortait régulièrement de son officine pour rassurer ses clients inquiets. "Si on faisait rentrer nos patients tous en même temps, il y aurait dix personnes aujourd’hui. Avec les mesures de précaution qu’on nous demande, cela serait de l’insouciance", explique-t-elle. Le confinement a duré huit semaines en France. Une période où beaucoup de professions sont restées en première ligne.