Coronavirus: Les Pays-Bas, pris par surprise, n'ont toujours pas commencé à vacciner

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CORONAVIRUS: LES PAYS-BAS, PRIS PAR SURPRISE, N'ONT TOUJOURS PAS COMMENCÉ À VACCINER

AMSTERDAM (Reuters) - L'autorisation donnée en décembre par l'Agence européenne des médicaments (EMA) à l'utilisation du vaccin de Pfizer et BioNTech contre le COVID-19 a pris par surprise le gouvernement néerlandais, qui n'a toujours pas pu lancer la campagne de vaccination aux Pays-Bas, a déclaré mardi le Premier ministre Mark Rutte, confronté aux critiques de l'opposition.

Les Pays-Bas disposent déjà de près de 300.000 doses de ce vaccin, a dit le chef du gouvernement devant les députés, mais les premières injections n'auront lieu que mercredi et seront limitées au personnel soignant.

Après le feu vert donné le 21 décembre par l'EMA, les Pays-Bas n'étaient pas prêts sur le plan logistique pour distribuer ce vaccin qui doit être conservé à -70° Celsius, a dit Mark Rutte face aux critiques des élus s'interrogeant sur les raisons pour lesquelles leur pays est le seul de l'UE à n'avoir toujours pas commencé à vacciner.

"Le principal problème, c'est que nous l'avons obtenue plus tôt que nous ne nous y attendions", a déclaré le Premier ministre au sujet de l'autorisation de l'EMA. "C'était un vaccin différent (que nous attendions), ce qui a rendu impossible toute souplesse."

Le chef de file du Parti travailliste, Lodewijk Asscher, a reproché à Mark Rutte de se chercher des excuses alors qu'"il y a 300.000 vaccins dans les congélateurs et personne de vacciné".

Le gouvernement néerlandais avait prévu de commencer la vaccination par les personnes âgées en maisons de retraite mais le vaccin de Pfizer est distribué en boîtes de près d'un millier de doses impossibles à conserver dans ces établissements.

Les contaminations restent à un niveau élevé aux Pays-Bas malgré un confinement instauré le mois dernier qui a entraîné la fermeture de toutes les écoles et de la plupart des commerces.

"Le confinement du 15 décembre n'a pas encore produit d'effets convaincants", a déclaré mardi l'Institut national de la Santé publique.

(Anthony Deutsch et Bart Meijer; version française Bertrand Boucey)