Coronavirus : des patients transférés pour désengorger les hôpitaux en tension

Jacques Utzeri vient de se réveiller d'un coma de 18 jours, à mille kilomètres de chez lui. Fin octobre, il a été admis en réanimation à Aix-en-Provence. Le service était saturé, alors il a été transporté d'urgence en avion dans le Finistère, à l'hôpital de Morlaix. À la fenêtre, le paysage est bien différent, mais le patient ne s'est rendu compte de rien. "J'étais complètement perdu, je ne savais pas où j'étais. [...] J'ai eu mes enfants un peu au téléphone, c'est eux qui m'ont confirmé que j'étais bien là-bas", confie-t-il. La Bretagne épargnée par le virus Pour maintenir le contact, Jacques Utzeri passe quatre heures par jour au téléphone chaque jour avec son épouse. Le gouvernement a promis d'aider les familles à venir au chevet de leurs proches, mais à l'hôpital de Morlaix, les visites sont interdites. Depuis le début de la deuxième vague, la Bretagne, relativement épargnée, a accueilli 38 patients transférés depuis les régions en tension par avion civil ou militaire. En moins de deux heures, accompagnés par une équipe médicale, les patients sont pris en charge sur le tarmac.