Coronavirus : qu'est-ce que le pangolin, l'animal soupçonné d’avoir transmis le virus à l’homme ?

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Le pangolin est un mammifère très convoité par les gourmets chinois pour sa chair considérée comme délicate.
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Selon des scientifiques chinois, le pangolin serait “un possible hôte intermédiaire” ayant facilité la transmission du coronavirus à l’homme. Zoom sur ce petit mammifère menacé d’extinction.

Le pangolin pourrait bien être l’animal qui a transmis le nouveau coronavirus à l’homme. C’est en tout cas ce qu’ont annoncé des chercheurs de l’Université d’agriculture du sud de la Chine ce vendredi 7 février. Après avoir testé plus de 1 000 échantillons provenant d’animaux sauvages, les scientifiques ont déterminé que les génomes de séquences de virus prélevés sur les pangolins étaient à 99 % identiques à ceux trouvés sur les patients atteints du coronavirus, selon Chine nouvelle, l'agence de presse officielle du gouvernement chinois.

L’espèce la plus braconnée au monde

Le pangolin est un petit mammifère recouvert d’écailles et menacé d’extinction. En effet, près de 100 000 pangolins sont victimes chaque année en Asie et en Afrique d’un trafic illégal, ce qui en fait de loin l’espèce la plus braconnée au monde. Et pourtant, depuis 2016, le pangolin d'Afrique et d'Asie du Sud-Est est inscrit à l'annexe I de la Cites, qui interdit le commerce international des espèces menacées d'extinction. Cet animal est très peu connu du grand public et même des chercheurs, qui ont du mal évaluer leur population sur terre. Pourtant, la délégation nigériane à l’origine de la résolution de la Cites avait déclaré en 2016 que “d’ici dix ans, tous les pangolins pourraient être rayés de la carte”, selon Le Monde. Sa disparition modifierait l’écosystème des forêts tropicales, en augmentant les populations de fourmis et de termites dont ils se nourrissent.

Pourquoi sont-ils tant convoités ?

Malgré l’interdiction de son commerce en 2016, ce petit fourmilier écailleux fait toujours l’objet de nombreux trafics et est donc toujours autant convoité par les braconniers. La raison ? Ses écailles, sa chair, son sang, ses os et ses organes sont très prisés. Leurs écailles en kératine, la même matière que la corne de rhinocéros, auraient des vertus thérapeutiques et aphrodisiaques, même si cela n’a jamais été prouvé. Leurs organes et leurs os sont également utilisés pour la médecine traditionnelle asiatique. Leur chair, considérée comme délicate, est quant à elle très prisée des Chinois et Vietnamiens qui en raffolent dans leurs assiettes. Leurs écailles seraient également utilisées par les jeunes mamans chinoises pour leurs effets soi-disant bénéfiques pour la production de lait. Son sang, bu tiède dans un verre d’alcool de riz, aurait également des effets toniques pour le cœur. De plus, dans certaines cultures traditionnelles africaines, l'animal est réputé pour éloigner le mauvais œil.

Une proie facile

Le pangolin est un animal solitaire et très vulnérable. Il pèse entre 2 et 35 kilos, mesure entre 30 et 80 cm, possède une langue plus longue que son corps et est très facile à capturer. Lorsqu’il se sent menacé, il n’attaque pas mais se met en boule, les braconniers n’ont donc plus qu’à le prendre et à le mettre dans un sac.

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