Coronavirus : "nous n'avons aucune marge de manœuvre" déplore l’Association des médecins urgentistes de France

franceinfo

Emmanuel Macron s'est rendu ce jeudi matin à l'hôpital de La-Pitié-Salpêtrière, où un patient est décédé du coronavirus dans la nuit de mardi à mercredi. Le président a été interpellé par le docteur François Salachas, neurologue, qui lui a demandé plus de moyens. "Nous allons faire le maximum pour gérer la crise, mais nous n'avons aucune marge de manœuvre", a expliqué jeudi 27 février sur franceinfo Christophe Prudhomme, porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF).

Etait-ce le bon moment pour interpeller Emmanuel Macron ?

Christophe Prudhomme : Oui, tout à fait. Aujourd'hui, l'hôpital est sous tension. Nous allons faire le maximum pour gérer la crise, mais nous n'avons aucune marge de manœuvre. C'est ce que nous disons depuis plusieurs mois. Les moyens supplémentaires qui vont être mobilisés ce sont des heures supplémentaires de personnels qui ont déjà fait beaucoup d'heures supplémentaires ces derniers mois. Donc, si la situation perdure, il est clair que l'on sera dans une situation de crise, voire dans le cadre d'une catastrophe, c'est-à-dire une inadéquation de moyens par rapport à l'ampleur de la situation. On n'inventera pas les infirmières qui n'existent pas pour ouvrir des lits. L'interpellation est (...)

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