Coronavirus: Merkel veut prolonger le confinement jusqu'à début mars

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CORONAVIRUS: MERKEL VEUT PROLONGER LE CONFINEMENT JUSQU'À DÉBUT MARS

BERLIN (Reuters) - Angela Merkel entend maintenir jusqu'à fin février les restrictions en place en Allemagne pour freiner la propagation du coronavirus, ont déclaré mardi à Reuters des participants à une réunion du groupe parlementaire conservateur, dont la chancelière allemande fait partie.

Le gouvernement fédéral allemand et les dirigeants des 16 Länder doivent discuter mercredi d'un éventuel allègement des mesures de confinement destinées à lutter contre la propagation du coronavirus, en place depuis novembre et qui ont été renforcées à la mi-décembre.

Ces mesures ont été prolongées de deux semaines le mois dernier jusqu'au 14 février, les écoles et commerces non essentiels devant rester fermés au moins jusqu'à cette date.

"Nous devons attendre jusqu'au 1er mars", ont déclaré les participants à la réunion, citant Merkel. "Mon objectif serait ne pas avoir à revenir sur des mesures d'assouplissement que nous prendrions".

Les écoles primaires, les crèches, les salons de coiffure et les commerces seraient prioritaires dans tout assouplissement.

L'objectif est d'éviter un nouveau confinement, a souligné Angela Merkel.

Le nombre de nouveaux cas d'infections diminue en Allemagne, mais la propagation de nouveaux variants plus contagieux est un sujet majeur de préoccupation.

Selon la chancelière allemande le nombre d’infections dues au variant dit britannique double tous les dix jours et il pourrait bientôt devenir la souche dominante en Allemagne.

La chancelière allemande a également indiqué que le passage du taux d'incidence en dessous du seuil de 50 cas pour 100.000 habitants permettrait d'envisager un tel assouplissement.

L'Allemagne a signalé mardi 3.379 nouveaux cas de contamination au coronavirus et 481 décès supplémentaires imputés à la maladie.

Le taux d'incidence sur sept jours à l'échelle nationale était alors de 72,8.

(Andrea Rinke; version française Diana Mandiá, édité par Jean-Michel Bélot)