Le coronavirus menace la saison estivale en Europe, dit Morgan Stanley

par Guy Faulconbridge et Sarah Young
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LE CORONAVIRUS MENACE LA SAISON ESTIVALE EN EUROPE, DIT MORGAN STANLEY

par Guy Faulconbridge et Sarah Young

LONDRES (Reuters) - La saison touristique estivale en Europe pourrait être menacée par la résurgence des cas de coronavirus et la lenteur du déploiement du vaccin contre le COVID-19, ce qui porterait un coup dur aux économies de l'Italie, de l'Espagne, du Portugal et de la Grèce, selon Morgan Stanley.

"Le nombre élevé de cas et la lenteur de la vaccination en Europe pourraient entraîner une réouverture tardive (de la société), mettant en péril un deuxième été - ce qui exacerberait le fossé Nord-Sud et pourrait conduire à de nouvelles mesures d'assouplissement monétaire", a déclaré la banque américaine.

L'an dernier, l'Europe avait pu sauver une partie de sa saison estivale grâce à des restrictions et une dynamique météorologique saisonnière réduisant les taux de transmission à partir du printemps, a estimé Morgan Stanley.

"Nous sommes toutefois quelque peu sceptiques quant à la possibilité que (la baisse des contaminations) se reproduise cette année, étant donné l'émergence de nouvelles souches qui semblent être plus transmissibles et plus dangereuses, et qui ont récemment entraîné une accélération des cas dans la zone euro, par exemple en France et en Italie", a ajouté la banque.

D'après Morgan Stanley, le sud de l'Europe serait le plus touché cet été car le tourisme représente plus de 6% du produit intérieur brut (PIB) européen et près de 8% de l'emploi - et davantage encore dans les pays dépendant du tourisme comme l'Italie, l'Espagne, le Portugal et la Grèce.

"L'Espagne, qui était déjà l'un des pays les moins performants en 2020, semble particulièrement vulnérable", a affirmé la banque américaine.

Les compagnies aériennes et les agences de voyage cherchent désespérément à rétablir une certaine normalité à l'approche de la saison estivale, après que les restrictions liées au COVID-19 ont laissé beaucoup d'entre elles se battre pour leur survie.

Le Portugal a promis jeudi d'accueillir les touristes britanniques à partir du 17 mai dans la mesure où il apportent la preuve qu'ils ont été vaccinés, ou si les jeunes voyageurs présentent un test négatif.

(Version française Dagmarah Mackos, édité par Jean-Stéphane Brosse)