Coronavirus: Macron défend sa gestion de l'épidémie dans la presse italienne

·2 min de lecture
Macron défend sa gestion de l'épidémie dans la presse italienne
Macron défend sa gestion de l'épidémie dans la presse italienne

CORONAVIRUS - Emmanuel Macron s’est défendu d’avoir ignoré les signaux d’Italie montrant la gravité de la crise sanitaire due au coronavirus, dans un entretien à des journaux italiens vendredi 27 mars au soir.

Interrogé sur un éventuel retard français sur les mesures de confinement au moment où la situation se dégradait en Italie, Emmanuel Macron a affirmé: “Nous n’avons absolument pas ignoré ces signaux. J’ai abordé cette crise avec sérieux et gravité dès le début, lorsqu’elle s’est déclenchée en Chine”.

Notamment “parce que l’Italie nous a précédés dans cette crise”, “nous avons pris en France les mesures les plus dures le plus tôt (...) à nombre de cas comparables”, a-t-il soutenu, interrogé sur sa sortie au théâtre le 6 mars, 11 jours avant les mesures de confinement.

“J’ai suivi à chaque étape trois principes essentiels: fonder nos décisions sur des avis scientifiques, s’adapter à l’évolution de la crise, prendre des mesures proportionnées”, a expliqué Emmanuel Macron.

“Nous ne surmonterons pas cette crise sans une solidarité européenne forte”

Emmanuel Macron s’est également dit favorable à des “emprunts Corona” face aux “réticences” de Berlin et en appelle à la solidarité budgétaire européenne. Neuf pays européens, dont la France et l’Italie, avaient appelé mercredi à lancer un emprunt commun à toute l’Union européenne pour faire face au coronavirus, mettant la pression sur l’Allemagne, opposée à toute mutualisation des dettes.

“Nous ne surmonterons pas cette crise sans une solidarité européenne forte, au niveau sanitaire et budgétaire”, estime le chef de l’Etat français dans une interview donnée aux journaux Corriere de la Serra, La Stampa et La Repubblica.

“Est-ce que l’UE, la zone euro se résument à une institution monétaire et un ensemble de règles, très assouplies, qui permettent à chaque Etat d’agir de son côté? Ou agit-on ensemble pour financer nos dépenses, nos besoins dans cette crise vitale?”, questionne Emmanuel Macron.

“Il peut s’agir d’une capacité...

Retrouvez cet article sur le Huffington Post