Coronavirus : les médecins généralistes sur le pont face à l'épidémie

À Saint-Sulpice-le-Dunois (Creuse), la médecin Charlotte Voultoury, en exercice depuis six mois, est en première ligne face à l'épidémie de coronavirus. Son premier patient de la journée, vendredi 13 novembre, est positif au Covid-19 : alors, elle s'équipe comme elle peut. "On se sent un peu moins protégé, mais, après, on n'a pas les moyens de l'hôpital, donc c'est à nous aussi de nous protéger", confie-t-elle. Ses visites sont cruciales dans la lutte contre le virus. "On permet, pour le moment, de tamponner un peu ce qu'il se passe aux urgences et libérer un peu les places", poursuit la jeune médecin. La téléconsultation pour faire face à l'afflux de patients Pour André Gayaud, médecin généraliste à Jarnages (Creuse), la téléconsultation est un outil primordial pour s'adapter à l'afflux de patients. D'autant qu'à 69 ans, il est une personne à risque. "J'ai toujours peur de faire une bêtise. On touche la carte vitale, et puis, après, on prend le stylo, on tape sur le clavier. L'erreur est vite faite", estime-t-il.