Coronavirus: l'UE réserve 300 millions de doses du potentiel vaccin de Sanofi

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La Commission européenne a annoncé ce vendredi 31 juillet avoir réservé au nom des 27 Etats membres 300 millions de doses du vaccin contre le Covid-19 en préparation par le laboratoire français Sanofi.

Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Bénazet

Après les six milliards de dollars consacrés par les Etats-Unis au financement de la recherche chez des laboratoires comme Pfizer, Johnson&Johnson et AstraZeneca et des précommandes pour deux milliards auprès de Sanofi et GlaxoSmithKline, après les 60 millions de doses précommandées par le Royaume-Uni à Sanofi-GSK, c’est donc au tour de l’Union européenne d’entrer dans la danse.

L’Union européenne dispose de plus de deux milliards d’euros qui subsistent d’une enveloppe baptisée « Instrument de soutien d’urgence ». Avec ces fonds, les Européens comptent entre autres pouvoir faire pièce aux Etats-Unis. Il s’agit de mettre eux aussi sur la table des investissements massifs pour aider les efforts de recherche et les capacités de production.

Les fonds de l'UE répartissent les risques

Les laboratoires Sanofi et GlaxoSmithKline ont lancé en avril une initiative commune de recherche et les fonds européens devraient être versés sous forme d’avance pour la fourniture des 300 millions de doses du vaccin potentiel. Les fonds de l’UE doivent permettre de répartir le risque financier que constituent les investissements considérables nécessaires aux projets de recherche.

Pour les Européens, le but avoué est de tenter de se placer en pointe dans la course mondiale au vaccin en se donnant une force de frappe suffisante pour obtenir des laboratoires pharmaceutiques un accès privilégié et rapide aux futurs vaccins.

Cette précommande n’est pas encore finalisée mais le principe est que la Commission européenne débourse les sommes nécessaires pour garantir à l’ensemble des citoyens des 27 pays de l’Union un accès équitable au futur vaccin. Cette stratégie permettrait aussi de soutenir la souveraineté européenne et de ramener dans l’Union des capacités de recherche et de production.