Coronavirus : l'inquiétude des secteurs à l'arrêt

Un restaurateur rencontré par les équipes de France Télévisions écoute les annonces du Premier ministre Jean Castex, jeudi 7 janvier, un peu stressé. Le peu d'espoir qu'avait Alexandre Gazerian s'envole : son restaurant restera fermé au moins jusqu'à la mi-février. Il craint que ce ne soit la goutte de trop pour son établissement comme pour des milliers d'autres : "On a énormément d'attente et on a l'impression à chaque fois d'être mis de côté. Je pense qu'à un moment, les restaurateurs en ont ras-le-bol et vont monter au créneau et on va être les enfants terribles de la France". L'incertitude plane Jeoffrey Bourdenet, directeur artistique du Théâtre Hébertot (Paris), espérait une bonne nouvelle sans trop y croire. "Pourquoi doit-on rester fermé alors que de très très grandes enseignes sont ouvertes et laissent entrer des milliers de gens par jour ?". Les stations de ski sont dans la même incertitude. "Si on n'a pas une réponse, maximum le 23, tout dernier délai, les vacances de février seront catastrophiques", explique Jean-Luc Boch, maire de La Plagne, en Savoie.