Coronavirus : l'Europe va s'ouvrir au monde avec prudence

Après la crise du coronavirus et le confinement de tout le continent, qui entre et qui reste à la porte de l'Europe? Toute la semaine, les ambassadeurs des pays membres de l'Union européenne se sont écharpés autour de cette question. Samedi soir, les capitales européennes ne sont pas parvenues à se mettre d'accord sur la liste des pays auxquels l'espace Schengen sera ouvert à partir de mercredi. La décision a été reportée à lundi. Une première sélection, évoquée vendredi soir, comportait néanmoins une quinzaine d'états : les trois pays du Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie), l'Australie, le Canada mais aussi le Japon, la Nouvelle-Zélande, la Corée du Sud ou la Thaïlande. Le cas de la Chine fait l'objet d'intenses discussions : finalement elle pourrait ne pas être retenue, "moins pour des questions sanitaires que pour des questions d'équilibre avec les États-Unis", explique une source officielle française. En clair, accepter les Chinois mais refuser les Américains mettrait le Vieux Continent en porte-à-faux.

Lire aussi - Coronavirus : la Suède, qui a refusé le confinement, a-t-elle déjà perdu son pari?

Après le chacun pour soi qui a prévalu en mars lors de la fermeture des frontières, Bruxelles tente donc de mettre un peu de cohérence dans la politique de déconfinement. Ainsi, les pays admis seront choisis selon plusieurs critères épidémiologiques, notamment un taux de nouveaux cas de Covid-19 proche ou en dessous de 16 pour 100.000 habitants sur les quatorze derniers jours. Au...


Lire la suite sur LeJDD