Coronavirus: l'Espagne prolonge pour la cinquième fois l'état d'urgence

Pour la cinquième fois depuis la mi mars, et cette fois-ci plus que jamais dans la difficulté, les polémiques et la douleur, le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez a obtenu la prolongation de l’état d’urgence. Ce sera jusqu’au 7 juin. Le chef du gouvernement souhaite que cet état dure jusqu’à au moins fin juin. Tout un défi.

De notre correspondant à Madrid,

L’étau se resserre sur le chef du gouvernement Pedro Sanchez. Ses adversaires politiques se renforcent, l’extrême droite de Vox exige sa démission, les conservateurs du Parti populaire ont coupé tous les ponts avec lui.

Heureusement pour lui, le leader socialiste a pu compter sur l’appui des nationalistes basques et des libéraux de Ciudadanos pour prolonger pour la cinquième fois l’état d’urgence.

Pour Pedro Sachez, c’est absolument vital pour le pays afin de réussir la très délicate étape du déconfinementet pour éviter que les efforts des Espagnols n’aient pas été faits en pure perte.

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Plus que jamais, le chef du gouvernement socialiste s’est défendu des nombreuses attaques et critiques, la principale d’entre elles étant l’accusation d’agir seul et de ne pas consulter les partis d’opposition.

Pedro Sanchez s’en est défendu avec ardeur : « Je dirige le gouvernement et celui-ci a joué en priorité le dialogue, la négociation et la recherche d’accords. Cela dans tous les domaines de l’État avec nos partenaires sociaux ainsi qu'au niveau européen. Mesdames et messieurs les députés, nous avons tenu 23 Conseils des ministres et cette chambre a été sollicitée neuf fois. »

La partie n’est pas facile pour le leader socialiste. Il a certes obtenu 15 jours supplémentaires pour maintenir l’état d’urgence, mais sa marge de manœuvre est chaque jour plus étroite. Le 7 juin, il devra demander au Parlement un nouvel ajournement jusqu’à la fin du mois. Un objectif loin d’être garanti.