Coronavirus: Philippe sort ses graphiques pour déminer polémiques et théories du complot

Anthony Berthelier
En mode

POLITIQUE - La parole est aux scientifiques. Comme si l’expression politique était totalement décrédibilisée en ces temps de crise sanitaire, Édouard Philippe a laissé, ce samedi 28 mars, la communication du gouvernement aux professionnels de la santé.

Dans un exercice aussi inédit que surprenant, le Premier ministre a ainsi joué le rôle de chef d’un orchestre entouré de ses quatre solistes spécialistes du Covid-19, soit entre autres le professeur Jérôme Salomon ou l’épidémiologiste de l’Institut Pasteur Arnaud Fontanet. 

Le but de cette conférence de presse scientifique, gorgée de chiffres et de graphiques: préparer les Français au “long effort” que représente la lutte contre le coronavirus, mais également “répondre à leurs interrogations légitimes”, comme l’a fait savoir le chef du gouvernement avant le début de la prise de parole. 

En d’autres termes, cet exercice pédagogique s’est fait en réponse aux premières polémiques qui attaquent le gouvernement sur son action. L’occasion donc, pour Édouard Philippe de détailler sa stratégie en matière de masques, de tests ou de respirateurs. Et d’essayer, avec une avalanche de chiffres -transparence oblige- de couper court aux nombreuses théories du complot.

Des scientifiques et des graphiques

Pour ce faire, Édouard Philippe s’est appuyé sur son ministre de la Santé Olivier Véran, mais également sur trois éminents scientifiques: le professeur Jérôme Salomon, Directeur général de la Santé, le professeur Arnaud Fontanet de l’Institut Pasteur, et la professeure Karine Lacombe chercheuse infectiologue à l’APHP (et grande détractrice de Didier Raoult). 

Tous les quatre se sont relayés au côté du locataire de Matignon devant un pupitre pour expliquer, graphiques et chiffres à l’appui, les raisons et les conséquences du plan de bataille mis en place par le gouvernement. Une stratégie résumée en deux points: augmenter la capacité d’accueil dans les services de réanimation” et “aplatir la courbe” de propagation du virus et de cas...

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