Coronavirus: le nombre de morts et cas en France, en Espagne et en Italie expliqués en graphiques

Grégory Rozières
Coronavirus: le nombre de morts et cas en France, en Espagne et en Italie expliqués en graphiques

CORONAVIRUS - C’est devenu une sorte de triste rituel. Tous les soirs, vers 19h15, le directeur général de la Santé Jérôme Salomon fait le point sur l’épidémie de Covid-19 en France. Il dénombre les cas d’infection au coronavirus Sars-Cov2 confirmés ainsi que le nombre de morts.

Ce macabre bilan est évidemment anxiogène, surtout que les chiffres n’en finissent plus d’augmenter. Ce vendredi 27 mars, on compte 32.964 cas en France et 1995 morts dus au coronavirus, dont 299 ces dernières 24 heures.

Mais ne sont comptabilisés que les décès dans les hôpitaux. Quant aux cas officiels, ils sont logiquement limités, car les tests ne sont pas automatiques (ils sont réservés aux personnes à risque). Ce sont donc des chiffres à prendre avec des pincettes. Pourtant, ils sont loin d’être inutiles, car ils nous donnent une petite idée de l’évolution de l’épidémie de Covid-19. Notamment si on les compare à des modèles ou à d’autres pays.

Dans les graphiques ci-dessous, nous avons mis en perspective les bilans quotidiens en France avec deux pays frontaliers durement touchés: l’Italie, premier pays à avoir vu l’épidémie prendre pied en Europe, et l’Espagne, qui a récemment vu ses cas et décès exploser.

Pour mieux voir l’évolution de la courbe épidémique, exponentielle, nous avons choisi de mettre ces trois pays sur un pied d’égalité. Pour les cas confirmés, en commençant à compter du jour où la barre des 100 personnes infectées a été dépassée. Le 23 février pour l’Italie, le 29 février pour la France et le 2 mars pour l’Espagne. Pour le nombre de morts, le schéma est similaire, mais en commençant le graphique à partir du cap de 10 décès. Le 26 février en Italie, le 8 mars en France et le 10 mars en Espagne.

Quand on regarde le nombre de cas, on voit que la France suit une courbe exponentielle, qui double tous les cinq jours environ, un peu moins vite que l’Italie et que l’Espagne. Mais dont la trajectoire est similaire. (si le graphique ci-dessous ne s’affiche pas, cliquez ici)

 

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