Coronavirus: L'appel à préparer "le jour d'après" divise la majorité

Romain Herreros
Le président du groupe LREM Gilles Le Gendre à l'Assemblée nationale en décembre 2018 (illustration)

POLITIQUE - Être ou ne pas être dans l’après-confinement, telle est la question pour les députés LREM, après la consultation lancée le samedi 4 avril par plusieurs parlementaires, dont certains marcheurs. L’objectif de cette initiative: préparer le “jour d’après” le coronavirus via une plateforme en ligne qui restera ouverte pendant un mois aux contributions citoyennes. 

Dès ce week-end, des élus macronistes ont contesté ce projet porté par 60 parlementaires. “L’heure n’est pas au lancement d’une plateforme citoyenne. L’heure est au respect du confinement, à la solidarité nationale, à la France unie”, a tweeté le député LREM de l’Eure Bruno Questel, estimant que la politique reprendra ses droits “le moment venu”. 

Une remarque aussitôt commentée par le député MoDem Erwan Balanant. “Désolé, mais on peut parfaitement aujourd’hui traiter l’urgence sanitaire et réfléchir dès maintenant au monde que nous voulons après... moi en tout cas, je ne veux plus de celui d’avant”, a rétorqué le député du Finistère. 

“Fortes tensions”

Sans cibler explicitement ses collègues, Marie Lebec, députée LREM des Yvelines, dénonce également “cette course politicienne au ‘monde d’après’ quand la guerre est encore loin d’être gagnée”. Il faut dire qu’au sein même du groupe LREM, tous ne partagent pas cette initiative que d’aucuns jugent “opportuniste” sur le plan politique et dérogeant aux règles fixées par Gilles Le Gendre.

“Bien sûr que nous travaillons sur l’après, sur les questions de souveraineté, d’écologie, etc. Mais la consigne est de ne pas s’exprimer publiquement sur cette question tant que la crise est là. C’est une règle de décence que nous avions...

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