Coronavirus : l’horticulture pâtit du confinement

Marie Levaux, horticultrice à Mauguio, dans l’Hérault, avait tout préparé pour que ses fleurs soient prêtes pour nos balcons et nos jardins. 600 000 plantes qu’elle devait livrer aux jardineries et puis tout s’est arrêté. "C’était déjà vendu pour des magasins, et ça devait être expédié la semaine dernière et cette semaine. On ne pourra pas les vendre dans très longtemps, je pense que ces plantes sont condamnées", explique l’horticultrice.

Une période cruciale pour les ventes Des milliers de plantes sont à jeter. C’est un crève-coeur pour le personnel. Alors, dans l’incertitude de la date de fin du confinement, les soins continuent a minima. Les trois mois de printemps représentent 85 % du chiffre d’affaires. L’investissement d’une année de travail, et il faut impérativement vendre en floraison. D’habitude, à cette période de l’année, les serres bourdonnent d’activité. Désormais, plus d’une vingtaine de salariés sont en chômage technique.