Coronavirus : "L’Europe a cru à une seule vague. Cela a été notre faiblesse et notre naïveté"

"On a un confinement qui date du 30 octobre, on n’est pas encore au-delà du délai d’incubation de 14 jours. Donc la diminution des chiffres est l’effet du couvre-feu dans les métropoles. C’est plutôt de bon augure. C’est un chiffre positif. Il faut se dire que les efforts paient", affirme sur franceinfo, dimanche 8 novembre, Anne Sennequier, médecin chercheuse."Mobiliser toutes les solutions"Le ministre de la Santé "Olivier Véran va former des personnels bénévoles qui viendrait aider dans les hôpitaux sur les fonctions non médicales. On verra si ça va suffire. Au niveau national, les services de réanimation ne sont pas saturés à 100%. Les transferts de malades du Covid-19 sont moins pertinents entre régions car l’épidémie est plus étendue. L’armée est aussi appelée à la rescousse. Il va falloir mobiliser toutes les solutions pour que ça fonctionne à tous les niveaux, des mesures barrières aux soins. Il faut aussi une généralisation de la coopération de l’hôpital public avec le privé", explique la co-directrice de l’Observatoire de la santé mondiale à l’Iris. "L’Europe a cru à une seule vague. Cela a été notre faiblesse et notre naïveté. Il va falloir apprendre à vivre avec le virus, qui est là pour quelques mois encore", conclut Anne Sennequier.