Coronavirus: inquiétudes d'associations sur la pratique des IVG pendant l'épidémie

1 / 2

Coronavirus: inquiétudes d'associations sur la pratique des IVG pendant l'épidémie

La crise épidémique peut-elle entraîner des difficultés d'accès aux centres pratiquant l'interruption volontaire de grossesse (IVG)? C'est la crainte de plusieurs associations défendant le droit à l'avortement.

"Certains établissements hospitaliers et certains centres de planification n'assurent plus leurs missions dans ce domaine", s'est ému dans un communiqué un collectif regroupant notamment la Coordination des associations pour le droit à l'avortement et à la contraception (Cadac), le Planning familial et de nombreuses organisations féministes.

Selon ce collectif, l'accès à l'IVG "instrumentale" est entravé par "la fermeture des créneaux de bloc opératoire", mais aussi par le manque de matériel de protection pour le personnel d'accueil et soignant.

"Une IVG, ça ne peut pas attendre"

Avec la crise du coronavirus, "tout le système de santé est réorganisé. Or, une IVG, ça ne peut pas attendre", a expliqué lundi à l'AFP la gynécologue Danielle Gaudry, militante au Planning familial.

Certains centres pratiquant des IVG médicamenteuses "ont fermé leurs portes pour protéger leurs salariés", ce qui conduit les femmes souhaitant interrompre leur grossesse à se tourner vers des services hospitaliers, selon elle.

En outre, de nombreuses femmes qui appellent le numéro vert du Planning familial (le 0800.08.11.11) pour se renseigner en vue d'une IVG "ont peur de se rendre à l'hôpital, à cause du virus", raconte à l'AFP une écoutante...

Lire la suite sur BFMTV.com

A lire aussi