Coronavirus : des infirmiers sous pression qui raccrochent la blouse

Nolwenn et Thomas sont infirmiers. Ou plutôt, étaient : ils ont abandonné leur métier. Nolwenn est désormais pâtissière, tandis que Thomas a commencé une formation de libraire. Le Covid-19 a eu raison de leur vocation initiale. "Psychologiquement, la situation était difficile. On allait travailler dans des unités d’isolement, avec des surblouses, des masques, on devait se battre pour avoir les masques… ", se rappelle Nolwenn. "C’était vraiment pénible, on prenait des risques vis-à-vis de notre propre santé, la santé de nos proches avec qui l’on vit." "Si j’avais continué, j’aurais fait une dépression" Un témoignage qui souligne les conditions difficiles d’exercice du métier, mais aussi une perte de sens. "On est malheureusement contraints de bâcler des soins lorsque l’on est en sous-effectif, alors que la charge de travail ne diminue pas. Alors on fait nos soins plus vite, et quand on les fait plus vite, on les fait plus mal", assure Thomas. "Si j’avais continué, je pense que j’aurais fait une dépression car ce n’était plus possible", confie Nolwenn. "Je n’étais même plus contente d’aller au travail."