Coronavirus : les infirmières et infirmiers en première ligne

En première ligne face au coronavirus, Émilie Contino est infirmière à la clinique Rhéna, à Strasbourg (Bas-Rhin). Dans son service, c’est la peur quotidienne depuis que le premier patient est arrivé pour désengorger l’hôpital public, dix jours auparavant. "Quand on a reçu le premier cas, j’avais juste un peu peur. On arrive au travail avec la peur, le virus est là", explique-t-elle. À la peur, s’ajoute aussi la fatigue : les rappels pour reprendre du service pendant ses jours de repos, les gardes qui s’enchainent sans compter les heures. Des applaudissements appréciés Il faut tenir coûte que coûte, peut-être un peu grâce à l’élan de la population pour les soignants. "Ça fait vraiment chaud au coeur cette mobilisation, ça nous donne de la force quand on est fatigué. Après, encore une fois, c’est bien d’applaudir, mais c’est mieux de rester chez soi", insiste Émilie. L’infirmière n’a pas encore dû faire face au décès de l’un de ses patients. C’est sa plus grande crainte à chaque fois qu’elle enfile sa blouse.