Covid-19 : l'immunité collective, très loin d'être acquise en France

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L'immunité collective très loin d'être atteinte en France (AFP)

Avec un maximum de 10% de la population concernée en Île-de-France, l’immunité collective semble être de plus en plus difficile à atteindre.

L’hypothèse de l’immunité collective pour éradiquer le Covid-19 semble de moins en moins atteignable en France. L’immunité collective “correspond au pourcentage d’une population donnée qui est immunisée/protégée contre une infection à partir duquel un sujet infecté introduit dans cette population va transmettre le pathogène à moins d’une personne en moyenne, amenant de fait l’épidémie à l’extinction”, rappelle l’Institut Pasteur.

Si l’Institut Pasteur rappelle que ce pourcentage est estimé à 50% pour la grippe, et 70% pour Covid-19, à condition évidemment que les anticorps développés chez les personnes infectées soient durables. Deux épidémiologistes estimaient récemment dans la revue Nature que l’immunité collective pourrait être atteinte lorsque 50% au moins de la population aura été immunisée contre le virus.

10% de personnes contaminées en Ile-de-France

Peu importe le chiffre, l’immunité collective semble bien loin d’être acquise en France selon une étude récemment publiée. Trois régions ont été particulièrement ciblées : deux fortement touchées par le virus au printemps dernier, l’Île-de-France et le Grand Est, et une relativement épargnée, la Nouvelle-Aquitaine.

Les données ont été récoltées entre mai et juin dernier, à l’issue du confinement, auprès de 14 628 personnes. La séroprévalance, qui évalue le nombre de personnes dans une population ayant été exposées au virus, atteint 10% en Île-de-France, 9% dans le Grand Est, et 3,1% en Nouvelle-Aquitaine. Bien loin des 50% minimum requis pour envisager une disparition du Covid-19.

La Suède protégée par l’immunité collective ?

Face au Covid-19, la grande majorité des pays a décidé, au printemps dernier, d’opter pour le confinement. Une stratégie qui a de fait ralenti la propagation du virus dans la population, et donc limité la possibilité d’atteindre l’immunité collective.

La Suède est un des rares pays à avoir misé sur l’immunité collective et ne pas avoir décidé de confiner sa population. Alors que le nombre de cas positifs repart à la hausse dans de nombreux pays européens depuis quelques semaines, ce n’est pas le cas en Suède.

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Selon l'expert danois Kim Sneppen, l’immunité collective serait en cause. “Il semble que les Suédois aient acquis une certaine immunité contre le virus. Cette immunité, ajoutée aux gestes barrières, suffit pour garder la maladie sous contrôle. L’épidémie pourrait avoir été endiguée”, explique l'expert dans le journal Politiken.

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